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affiche 2

Une histoire fictive basée sur des centaines d’histoires vraies

historia de ficción basada en cientos de historias reales.

Au travers d’une histoire fictive constituée d’une multitude de chroniques et de témoignages cette pièce prétend récupérer la véritable histoire de centaines de milliers de personnes. Une histoire presque oubliée, perdue dans le temps.

Con una historia de ficción creada con multitud de crónicas y testimonios reales esta obra pretende recuperar la verdadera historia de cientos de miles de personas. Una historia casi olvidada, perdida en el tiempo.

Il ne s’agit pas d’une œuvre sur la guerre civile mais d’une œuvre traitant de l’oubli, le passé, l’absence, la mort, la vie… et de l’homme capable du meilleur comme du pire. Un spectacle qui réunit les fragments brisés de la mémoire et, d’une manière délicate déplace le spectateur vers un passé pas si lointain !

No es una obra sobre la guerra civil, sino un trabajo que trata sobre el olvido, el pasado, la ausencia, la muerte, la vida… y del hombre, capaz de lo mejor y lo peor. Un espectáculo que une los fragmentos rotos de la memoria y, de una manera sobria e impactante traslada al espectador hacia un pasado no tan lejano!

Un impressionnant travail d’interprétation. Fabriqué à partir de la vérité et la simplicité, que n’ajoute que la vérité de l’acteur, quelques éléments nostalgiques et projections. Une proposition avec un concept scénique et visuel délicat grâce à l’utilisation des plus innovantes ressources vidéo et éclairage.

Un impactante trabajo actoral. Hecho desde la verdad y la sencillez, contando con la verdad del actor, unos pocos elementos evocadores y la fuerza de las proyecciones. Una cuidada propuesta con un delicado concepto escénico y visual a través del uso de los recursos más innovadores en video e iluminación.

Pièce en espagnol avec traduction projetée.

Proposé par l’association Terres de Mémoires et de Luttes

dans le cadre de L’Été Ossalois (ccvo)

Écrit et mis en scène par Jesús Arbués

Interprété par la compagnie Producciones Viridiana

24 avril 2016 journée nationale de la Déportation : « Les oubliés de l’Histoire »

 

24 avril 2016 journée nationale de la Déportation à Gurs
24 avril 2016 journée nationale de la Déportation à Gurs

Depuis des années lors de toutes les cérémonies officielles  au camp de Gurs le cortège officiel faisait une halte et une minute de silence devant le monument dédié aux Républicains Espagnols et Brigadistes Internationaux au cimetière du camp de Gurs.

L’année dernière lors de la journée nationale de la Déportation était inauguré  le  monument rénové en présence des autorités de l’Etat et du Consul Général d’Espagne.

À la suite de la prise de parole et de la minute de silence, une personne de l’assistance a scandé haut et fort « Viva la Républica, Viva la tercera ». Cette intervention spontanée semble avoir porté ombrage aux autorités préfectorales.

De ce fait, cette année, et pour toutes les cérémonies officielles au camp de Gurs, ont été supprimés du protocole établi par la Préfecture la halte au monument et l’hommage rendu et dû aux Républicains Espagnols et Brigadistes Internationaux.

Ce 24 avril 2016, journée nationale de la Déportation, à l’initiative de Terres de Mémoires et de Luttes, nous avons voulu réagir à ce changement du protocole.

Les Républicains Espagnols ont joué un grand rôle dans l’Histoire de la France durant la période de la seconde guerre mondiale, ils sont les oubliés de cette Histoire c’est pourquoi nous avons tenu à « compléter» cette cérémonie. Beaucoup de Républicains Espagnols qui ont servi dans les Groupements de Travailleurs Étrangers et/ou dans la Résistance ont été déportés et se sont retrouvés en tant qu’apatrides (Franco ne les considérant plus comme Espagnols) avec le triangle bleu marqué d’un “S” pour Spanier dans les camps nazis comme Mauthausen, Buchenwald, Ravensbrück . Beaucoup d’entre eux y périrent.

En leur Mémoire  nous avons proposé  le port d’un autocollant représentant ce triangle bleu. La plupart des présents l’ont fièrement arboré.

S pour Spanier

À la fin de la cérémonie officielle, encore plus courte que d’habitude, nous avons invité les personnes de l’assistance qui le souhaitaient à nous suivre devant le monument des aux Républicains Espagnols et Brigadistes Internationaux. La très grande majorité nous a suivi, membres des diverses associations mémorielles, élus et amis.

24 avril 2016 journée nationale de la Déportation à Gurs
24 avril 2016 journée nationale de la Déportation à Gurs

Nous avons eu le bonheur de compter parmi nous un presque centenaire ex-interné du camp de Gurs et ancien esclave du franquisme Luis Ortiz Alfau venu de Bilbao. Notre ami Josu Chueca, universitaire à Donostia ( Saint –Sébastien) et auteur de « Gurs el campo vasco » a lui aussi répondu à notre appel.

Luis Ortiz Alfau et Josu Chueca
Luis Ortiz Alfau et Josu Chueca
Luis Ortiz Alfau 100 ans ancien interné à Gurs

Ce fut un grand moment d’émotion et de partage des valeurs Républicaines «  de ambos lados ».

Nous souhaitons que cet hommage aux « oubliés de l’Histoire » soit rétabli dans le déroulement  officiel des cérémonies à venir.

Les  journaux régionaux ont  bien relaté cette action.

Mylène Lacoste et Raymond Villalba

Pour Terres de Mémoires et de Luttes.

 

L’association T.M.L a rencontré Lucienne Nayet.

Dsc_1071---Lucienne NAYET,  Présidente du réseau « Musée de la Résistance Nationale » a été invitée par les membres de l’association T.M.L, « Terres de Mémoire(s) et de Luttes » pour son travail de mémoire. Cette fille de Juif Russo-Polonais, un des premiers à être déporté par le convoi N° 6, à Auschwitz, où il sera exterminé, raconte son enfance brisée, dont elle a du reconstituer toute seule le parcours, depuis ses quatre premières années où elle vit cachée avec sa mère et sa sœur, dans un petit appartement, jusqu’à la libération. Une fois dégagée de son histoire, elle continue à combattre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et l’exclusion, lors de conférences et surtout auprès des collégiens et des lycéens. De retour dans le département des Pyrénées Atlantiques, après une conférence à Serres-Castet et deux interventions dans une école et un collège, un débat organisé en partenariat avec le Centre Social « La-Haüt »,  Radio-Oloron, La Petite Librairie, T.M.L,  a eu lieu le samedi 13 février au centre social « La-Haüt ». Un débat qui a permis d’échanger avec tous et surtout avec la jeunesse, pour faire respecter la dignité humaine, défendre la liberté et ses droits.

Au camp de Gurs

Des représentants des associations Arte y Libertad et Terre(s) de Mémoires et de Luttes ont accueilli les élèves de troisième du collège des Remparts dans le Carré d’art Saint Germain de Navarrenx. Les jeunes, qui avaient visité le camp de Gurs et participé à la cérémonie du 27 janvier, ont ainsi découvert l’exposition Aintitulée « Art et liberté au camp de Gurs ». Grâce aux explications d’Alejandro Santo Mateo et de Raymon Villalba, ils se sont intéressés aux créations d’artistes de différentes nationalités, prenant conscience du fait que l’art permet de résister dans certaines situations. Ces notions seront reprises dans le cadre des cours d’espagnol, d’histoire-géographie et d’arts plastiques.photo nav